Ups and downs (mais à qui faire confiance ?)
Bon… c’est une mauvaise passe. Depuis le retour des vacances
de Pâques, l’ambiance à l’école s’est dégradée. Pourquoi ? A-t-on pêché
par excès d’optimisme ? Avant les vacances, la situation était bonne. 1 journée
sur 2 se passait bien (enfin matinée car il ne va à l’école que les matins). Le
traitement (Risperdal) était descendu à quelques gouttes matin et soir. On a
donc décidé pendant les vacances d’arrêter le traitement et le passage en
centre aéré (là toutes les journées) s’est plutôt bien passé. Le dernier we des
vacances fut pénible, l’enfant pas très en forme, nerveux, sous tension,
irritable et irritant. Je peux dire quand ça va pas très bien se passer à
l’école, quand il se lève du mauvais pied on dira. J’ai pourtant voulu
prolonger un peu ses journées : au lieu d’aller le chercher à 13h30, de
pousser jusque 15h45. Les semaines sont écoutées avec les pont (8 mai,
ascension…). La semaine dernière la maîtresse me « tombe » dessus
pour me spécifier que ça se passe à nouveau mal, qu’il recrache, repousse,
réécoute pas, redit des insultes (en particulier à l’AVS), se contient plus
(malgré l’AVS le matin : à quoi sert-elle ?). Que le matin est trop
long (c’est-à-dire ?). Et qui veut savoir ce qui s’est passé dans les
vacances. Mis à part lui dire qu’il ne voulait pas retourner à l’école (mais au
centre aéré) et qu’on avait arrêté le traitement… Ben voilà, c’est parce qu’on
a arrêté le traitement. Je ressors mortifié de l’entretien avec le sentiment
que ça ne s’arrangera jamais, que l’école ne lui convient pas, que la prise en
charge est insuffisante, que personne n’est réellement mobilisable. Je commence
à laisser des messages sur la page facebook d’égalited, un peu des SOS :
qui peut m’orienter dans l’ouest parisien ? ben en fait, la région semble
pas très à jour sur les bonnes modalités de prises en charge, fuir les CMP, les
psy qui retardent (et parlent encore de dysharmonie évolutive). Impossible
d’écrire un nouveau post sur le blog, trop englué dans un état de choc-déprime
que je connais maintenant trop bien (ça dure 48h après chaque confrontation ou
entretien difficile où rien de positif ne sort). Le we je décide de communiquer
sur mon blog (sur facebook). Une amie me parle des Sessad, des bonnes consultations
sur Paris (La Pitié, Cohen…). Il faudra reprendre le baton de
pellerin-explorateur. Puis mardi, rebellotte, la maitresse m’agresse pour
m’expliquer que ça va vraiment pas, qu’il faut réagir si je veux qu’il reste à
l’école « vous voulez qu’il reste à l’école », ben pas forcément non
(si ça se passe comme ça… on a donné). Du coup, on sort de la classe (merci) et
m’explique que je me rends pas compte des efforts qui sont faits. Je dosi en
effet faire une drôle de tête, abassourdi, énervé aussi. Me pose la question si
je leur fait confiance… Je reste silencieux. Que répondre ? Oui ?
Non ? et face à mon silence, elle fond en larmes. Je résume les faits. Peu
de répartie de ma part, j’essaie juste de ne pas pleurer non plus et si
possible de la rassurer mais suis KO. Décision prise sur le vif : ok pour
qu’il reparte à 13h30, je vais voir si la nounou peut venir le chercher plus
tôt. Je comprends sincèrement pas ni l’agressivité, ni l’expression aussi
poussée de la détresse de la maitresse. Est-elle isolée dans l’école ?
Elle me dit qu’elle se bat pour lui… que je me rends pas compte de l’éducation
nationale… Sans doute que ça lui a trop fait de garder l’enfant le début
d’aprem sans l’AVS. Qu’elle a le
sentiment que je ne suis pas assez reconnaissant. Mais vraiment, si elle
m’avait dit que c’était pas une bonne idée les aprem, dans le calme, je ne me
serai ni braqué, ni offusqué… mais bon.
Bizarre et frustrant quand même d’être sur ce type de
communication délétère. Le lendemain je me suis même excusé si jamais je lui
avait dit des choses qui l’ont heurté. Mais, j’ai peur que les choses soient
brisées de sont côté. On verra.
Et la question est bonne : à qui fais-je
confiance ? Aux psys ? Ben pas vraiment, au mieux je me dis, on sait
jamais. Au pire, je clasche quand je pense qu’il y a maltraitance. A
l’écolé ? Relativement en effet mais pas pour l’intention qui est
remarquable là où on est (la maitresse en particulier) mais le système est
insuffisant : ils ne sont pas accompagnés, ni la maitresse, ni l’AVS. Pas
d’interaction entre la prise en charge psy et l’école. Pas d’interaction entre
nous et l’école (aucun RDV de fait avec l’AVS). Tout le monde navigue en solo…
L’après-midi j’appelle le SESSAD local, le psychiatre qui
prescrit le Risperdal (faut-il reprendre ? oui on peut… oui on pourra
envisager un sevrage plus tard…). L’enfant est étonnament calme à la maison (et
les matins donc j’espère que ça se passe déjà mieux à l’école mais comment
savoir ?) et même l’ORL pour vérifier la qualité de son sommeil (hypothèse
de réflexion au cas où il souffre d’apnée du sommeil – ce que je pense – et qui
peut être source de destabilisation importante des enfants). Et je repars dans
mes 48 heures de tunnel de torpeur, à 10% de mon énergie pour animer une
formation et/ou faire bonne figure.
J’ai juste confiance en nous 3 et un cercle de plus en plus
restreint de personnes proches.
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