mardi 28 avril 2015

Pourquoi j'y arrive pas ? Allergique ou résistant au psychisme ?

Je comprends toujours pas mes réactions hostiles accompagnées d'un malaise qui perdure pendant plusieurs jours face à nos interlocuteurs "psy" ?
Ai-je un blocage profond contre eux ? Le "psychisme" me hérisse les poils, même quand j'en entend parler dans des réunions publiques sur la santé, les patients... "les patients ont un temps psychique différent des soignants" L'inconscient me parlerait plus mais le psychisme, je sais pas, ça fait "pschitt" chez moi... Que symbolise-t-il ?
Après tout, ce n'est qu'un jargon parmi les autres (l'installateur téléphonique parle bien de concept étranger à moi comme les lignes analogiques T zéro; l'informaticien d'espace mémoire, le comptable de cotisations CITAV...). Les exemple sont nombreux de ces éléments de langage qui ne parlent qu'à des "éclairés". Et psychisme n'est pas si terrible. Cela fait partie de notre décor faute de faire partie de notre vocabulaire quotidien. Je suppose que c'est du même ordre que la biologie. Enfin, sur wikipédia, psychisme est attaché à Freud.... Donc à ses descendants qui oeuvrent si fortement en France.
Alors voilà. Quand vous demandez à un psy ce qu'il travaille avec votre enfant, ils répondent pas. Ou si de façon elliptique ("je peux vous expliquer si vous voulez"). Ben oui. "On travaille avec les dessins". "L'enfant travaille sur sa construction psychique (sic)". "C'est une démarche empirique".

Les psys posent les bons mots sur les constats. "il cherche la mère" "il a du mal à comprendre les limites corporelles" "le groupe l'angoisse"... Ces constats qui tournent en boucle depuis presque 2 ans.  Et ensuite on fait quoi ?
Ben on consulte et on se félicite si on réussit à trouver un thérapeute disponible. Lui saura quoi faire.
Et après tout c'est ce qui me va le mieux : faire confiance, ne plus poser de questions. Laisser agir.
Tous les mardis et samedis : OK !
Mais quand les séances sont houleuses. Que j'entends l'enfant et le voit en difficulté... là aussi lâcher prise ? Ne rien demander ? Le thérapeute longeant les murs, ne répondant pas aux mails ? Nous expliquant plusieurs mois plus tard qu'elle avait eu des difficultés face aux limites physiques (enfin que l'enfant en avait). Pourquoi imposer ces séances ? sont-elles bénéfiques ? La maltraitance (faire souffrir l'enfant) est-elle un passage obligé ?
Mais on en parle pas. Et j'ai déjà claqué 2 portes à cause des réactions violentes de l'enfant à ces séances... Mais pourquoi doit-il apprendre les limites physiques dans 6 m2 en tête-à-tête avec une jeune femme, certes agréable, mais vraiment pas fun ?
(du reste, qui invite des psys à ses soirées ? ambiance réussie je suppose ?)
(je n'ose même plus parler à mes amis psy qui je l'espère ne le prendront pas trop mal... exception qui confirme la règle?)

Faire bonne figure même lorsque je suis ému aux larmes face aux constats toujours douloureux des difficultés, demandes, attentes de l'enfant. Je le trouve formidable et authentique. Bouleversant.

Et après ? On continue avec vous... jusque quand ? vous travaillerez sur quoi ? et nous ? On lui dit quoi ? Il parle beaucoup de sa mère, on répond quoi ? On lui a déjà répondu mais... ?

"Il dort bien ? Il mange bien ? Il a un ami ?"
oui/// oui.... oui ))))
Nouvel enjeu, nouveau challenge : qu'il se fasse un ami.
"Parce qu'au centre, avec les autres enfants, il s'implique peu. C'est pareil à l'école ?"
ben non, c'est pas pareil.
D'ailleurs on organise une fête à la maison avec 7 camarades (chasse aux oeufs). Et il est invité une journée chez un ami pour les vacances.

Quelqu'un peut me dire comment :
1) ne pas stresser avant un RDV "de suivi" avec un psy, ne pas avoir d'attente, ou s'attendre au pire tout en espérant rien
2) faire bonne figure pendant 1 heure avec un psy qui pose question sur question sur le quotidien mais  ne partage que des constats difficiles avec vous; rester authentique et distant ?
3) négocier une sortie de façon diplomatique : ça se termine quand ? manifestement c'est pas le père qui décide... ni le psy soit-disant
4) accepter que ces séances durent 3 mois, 1 an, 5 ans, 15 ans de plus ? Franchement...
5) trouver une alternative dans un soin, si ce n'est fun, au minimum interactif, intégré à nos vies, valeurs (au sens intellectuel si c'est possible). On n'est pas obtus quand même...